Brèves

[Brèves] semaine 40

Publié

le

ÉNERGIE :

Sommes-nous condamnés à plus de sobriété dès les prochains mois ?

La pénurie de matières premières affecte quasiment toutes les  filières, de l’automobile à l’agroalimentaire en passant par le bâtiment  et le transport. Dans ces secteurs, les entreprises font face à des délais de livraison croissants et à une flambée des prix rarement connue sur autant de matières et composants en même temps. Les hausses de prix sont ainsi comprises entre 50 et 80 % pour les principaux métaux comme l’aluminium ou l’acier. N’arrangeant rien à l’affaire, les coûts de transport ont également été multipliés par six ces derniers mois…

Les origines de cette pénurie sont, bien sûr, en partie liées à la crise sanitaire et économique actuelle (réduction des échanges commerciaux, hausse rapide de la demande chinoise, mise à l’arrêt de certaines productions, …) mais c’est surtout la précocité et la puissance de la reprise économique en Chine et aux États-Unis qui ont aspiré une bonne part des réserves mondiales. Par ailleurs, on ne peut pas négliger d’autres facteurs comme la raréfaction de certaines ressources et la répartition très inégale des réserves dans le Monde…

Nous devons nous préparer à vivre autrement. Les experts prédisent en effet que cette crise va durer et entraîner d’autre chamboulements…

Source : les EchosGHI

ÉNERGIE :

Électricité : l’échec de l’Europe de l’énergie…

L’Europe de l’énergie était censée faire baisser les prix.

Depuis sa mise en œuvre actée lors du sommet de Barcelone en 2002, les prix de l’électricité connaissent une hausse constante et continue dans toute l’Europe. En vingt ans, dans un environnement d’inflation basse, voire de quasi-déflation, les tarifs de l’électricité ont augmenté de plus de 70 % en France. Dans d’autres pays, ils ont été parfois multipliés par deux ou trois. Ces chiffres datent d’avant la crise énergétique actuelle.
Une partie de ces hausses sont liées au développement des énergies renouvelables. L’Allemagne, qui a une électricité 30 % plus chère que ses voisins européens, finance ainsi massivement par le biais de factures d’énergie sa transition énergétique depuis sa décision d’arrêter le nucléaire dès 2011.
Les consommateurs français paient aussi beaucoup pour assurer le développement des énergies renouvelables. Quelque 160 milliards d’euros ont été ainsi récoltés par le biais des factures au cours des quinze dernières années pour un résultat peu probant, comme l’a mis en lumière un rapport de la Cour des comptes : les énergies renouvelables représentent à peine 15 % de la production électrique en France.
Mais une autre partie, la plus substantielle, provient de la façon dont l’Europe a décidé d’organiser un marché censé être unique de l’électricité. Cela s’est traduit par une désintégration des systèmes électriques nationaux, la perte de toutes les économies d’échelle et de la stabilité, allant jusqu’à pousser à la faillite certains producteurs (comme E.ON et RWE en Allemagne en 2018), accompagnées par une explosion de la fiscalité indirecte. Le tout au profit d’une financiarisation, dans le seul but de favoriser une concurrence factice et subventionnée…
Tous les spécialistes de trading financier le disent : les marchés de l’électricité sont les plus volatils, les plus imprévisibles, les plus opaques aussi – les manipulations y sont aisées et rarement sanctionnées – du monde. On peut y perdre ou gagner des fortunes en quelques heures. Toute une industrie financière s’y est développée à partir de dérivés censés couvrir les risques, ajoutant des risques supplémentaires à ce marché hautement spéculatif.
De plus pour la France, en 2019, sous la forte influence de la Commission européenne et du gouvernement, la très « indépendante » autorité de régulation de l’énergie a décidé à nouveau de modifier les coûts d’approvisionnement : la rente nucléaire ne profitait pas suffisamment au privé, selon eux…

Source : MédiapartTransitions et énergies

Continue Reading

Tendance