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[Billet] Faut-il croire en la science ?

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Les avancées techniques et scientifiques des deux derniers siècles sont effarantes ; d’aucuns considèrent que les inventions complexes nous ont cependant éloigné des solutions simples.

La science contemporaine aspire à faire disparaitre tout doute, rien ne lui échappe. Ne risque-t-elle pas de se figer dans une hypertrophie de la certitude ?

Tandis que dans ses balbutiements modernes du grand siècle des Lumières, elle défendait les valeurs de liberté et de connaissance ouverte, elle s’est égarée en classifications et catalogues, limitations excessives.

Tel l’univers, nos cerveaux construits en binaire sont toujours « éduqués » en mode fourmi, délaissant le mode cigale, de la petite enfance à la retraite. Les bons élèves compétitifs atteindront récompenses et gloires apparentes des Temps Modernes.

Le concret, le palpable… la science est aujourd’hui accusée d’être asservie, au chevet du quantitatif et du seul bénéfice, une déontologie placée sous l’égide de la rentabilité et du pouvoir. L’exemple de l’atome et de la bombe H en est un exemple déchirant.

Outre l’asservissement, la science s’avère fragilisée et entachée par une fraude récurrente, le truquage, la manipulation (1) (Science & Vie  – mai 2019 : Quand les scientifiques trichent…). De fraîche date, la Mecque scientifique – The Lancet – a pudiquement pris des distances avec ses propres publications sur l’hydroxychloroquine. Cette étude concluait que les patients de Covid-19 ayant reçu ce médicament mouraient à des taux plus élevés et connaissaient plus de complications cardiaques que les autres patients infectés par le virus. Néanmoins, les données hospitalières fournies par « Surgisphere » (2) sur près de 15’000 patients n’ont jamais existé…

Nous pourrions développer les désastres du médiator (3), sur le marché entre 1976-2009 et autres spécialités pharmaceutiques, mais le bénéfice – risque est minime : 2 milliards d’euros de trésorerie contre 180 millions d’euro pour les victimes (amende 2,7 M€). Le nombre de morts ? Les chiffres aménagés varient entre 3 et 2000 ! (4)

Les lois éthiques apparaissent dépassées, la science ouvre la porte des surhommes ; les gouvernements entérinent par des lois bioéthiques (5) rendant les embryons homme – animal possibles.

Une certaine dialectique officielle non exempte de conflits d’intérêts gravite autour de la science, à laquelle il est reproché d’être ouvertement plus proche chaque jour de l’Inquisition globale.

La croyance aveugle en la science donne à certains assez de force pour mépriser toute éthique et entretenir la fausseté. Pour prétendre à l’imposition d’un savoir, la science contemporaine se devrait de démontrer que toutes les croyances sont respectables, surtout les siennes. Une science humaniste s’honorerait à délivrer santé, paix, équilibre, liberté… toutefois, nous déplorons que le développement intérieur et profond de l’humanité ne soit pas au programme.

Tant que la science n’a pas livré tous les secrets de la Vie, peut-on s’autoriser à penser qu’elle n’est rien de plus qu’une croyance ?

Bruno Tourniaire, le 27 septembre 2021.

Source :

(1) Science & Vie

(2) The Guardian

(3) Le Monde

(4) 20 Minutes

(5) Le Telegramme

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